Le monde est relativement stable, mais au bord du précipice. Chaque décision prise par les acteurs clés peut faire basculer la planète dans le chaos total.
2075 a réussi quelque chose. Le monde a choisi de composer avec la nature plutôt que de la combattre. L'architecture est élégante, faite de matériaux composites organiques. Les technologies sont douces, organiques, vivantes.
Le basculement possible vers la mort de toute cette beauté est le moment charnière, le cœur de Blue Empire. Blue Empire est un thriller de fin du monde où les armes sont des idées.

L'Union Européenne n'existe plus. Elle a été tacitement remplacée par une Union Latine. Claire Artos en est une figure centrale via la Compagnie du Grand Bleu.
Dirigée par un nouveau Tsar. Le français est revenu comme langue de chancellerie de l'Empire, exactement comme au XIXe siècle. C'est là que Nadezhda l'a appris.
Le Japon est de nouveau dirigé par un Empereur. La Chine et le Japon sont devenus des puissances majeures du monde de 2075.
Relevé de ses cendres, il contrôle le Bosphore et la Méditerranée orientale. Néo-Istanbul est un carrefour géopolitique explosif entre la Grande Russie, l'Union Latine et l'Empire.
Les Urbains, dans les grandes villes, ont choisi la civilisation. Les Pirates Confédérés écument les côtes. Les Lunaires, partis sur la Lune, rêvent de Mars.
Corporation française héritière spirituelle de la Compagnie des Indes. Elle protège les voies commerciales, cultive des jardins flottants, et veut la paix. Peut-être un peu trop.
Bienveillante dans ses intentions, elle maintient l'ordre maritime mondial et coordonne les flottes depuis son QG monumental de Brest, une architecture solarpunk organique et blanche qui émerge de l'océan. Ses insignes : la fleur de lys et la pieuvre à l'ancre, qui embrasse les océans du monde dans ses tentacules. Son pavillon : le tricolore à la pieuvre noire. Sa dérive : le contrôle total.
Les côtes américaines. Navires de guerre et zeppelins peints en camouflage noir et gris, drapeau confédéré au crâne et tibias. Ils pillent tout sur leur passage, un cancer naval, avec la loi du talion comme seule philosophie. Quelqu'un, dans l'ombre, les commandite.
Pirates noirs américains qui ont transformé le trauma historique de l'esclavage en identité de guerre et de fierté. Rite d'intronisation : se fouetter jusqu'au sang en commémoration. Kisha « Napoléon » Washington en est une exilée.
Idéalistes de l'espace installés sur la Lune, ils veulent conquérir Mars. Ils croient avoir un deal avec Ascend pour traverser la barrière du Syndrome de Kessler. Ils se trompent sur la nature de ce deal.
Le mouvement accélérationniste de Silas : fusion homme-machine, transcendance de l'humanité vers les étoiles. Son logo : la flèche qui monte, le A comme élévation. Dépasser la condition humaine pour ne plus jamais perdre ceux qu'on aime. Les héros n'apprendront son nom qu'au milieu de la saison.
Le fond de la série repose sur des phénomènes scientifiques réels. C'est ce qui rend la menace crédible.
L'effondrement de la circulation thermohaline atlantique : des températures qui changent, des courants qui s'inversent, des écosystèmes qui s'effondrent. La fin du monde habitable.
Conséquence directe du collapse de l'AMOC : une montée des eaux de 6 à 70 mètres qui redessinerait toutes les côtes du monde.
Les débris spatiaux en orbite basse ont atteint un seuil critique, rendant l'exploration spatiale impossible pour des générations. Un problème commun à Ascend et aux Lunaires.
Deux masses de la taille d'un continent sous le manteau terrestre, vestiges d'une collision planétaire primordiale. L'une est sous l'Afrique. Une source d'énergie colossale, pour qui accepterait de perforer la Terre à l'ogive nucléaire.
« On a quelque chose à perdre. Ce n'est pas post-apocalyptique. Mais ça pourrait le devenir. »