Les Corsaires de la Thalassocratie
Protéger les voies commerciales, coordonner les flottes, réguler le trafic, nourrir le monde depuis les jardins flottants. La CGB est le bras armé de la stabilité internationale sur les océans. Et elle ne veut pas s'arrêter là.
Héritière spirituelle de la Compagnie des Indes, sans en être un ramassis d'horribles requins, la Compagnie du Grand Bleu est née face à la montée de la piraterie organisée et aux sabotages des routes commerciales, deux ans après l'Incident de Nouméa qui avait révélé la vulnérabilité des routes françaises.
Elle modernise le concept historique des corsaires avec des lettres de marque numériques : des autorisations infalsifiables inscrites sur la blockchain, permettant à des capitaines indépendants d'agir au nom de la Compagnie. Chaque lettre est géographiquement spécifique : celle de Loïc Le Louarn l'autorise à naviguer près des côtes de Néo-Istanbul, sans incident diplomatique.
Contrairement aux marines nationales, rigides et bureaucratiques, la CGB privilégie l'autonomie opérationnelle. Ses capitaines sont des entrepreneurs de la sécurité maritime : ils reçoivent des missions, mais conservent une liberté totale dans leur exécution.
Le quartier général de la CGB émerge de l'océan à Brest : une architecture solarpunk monumentale, organique, blanche, avec des zeppelins qui tournent en permanence au-dessus.
À sa tête : Claire Artos, chancelière et fondatrice intellectuelle. Sa thèse de fin d'académie est devenue le manifesto fondateur de l'institution. La CGB, c'est son idée, son bébé. Elle dispose aussi d'un réseau de renseignement étendu opérant sur tous les océans, qu'elle n'hésite pas toujours à utiliser.
Le QG de Brest sous l'orage — l'architecture solarpunk qui émerge de l'océan
Protection des navires marchands et des jardins flottants contre la piraterie confédérée.
Arraisonnement de navires suspects et contrôle des cargaisons illégales, ogives nucléaires en tête.
Renseignement en eaux contestées, de l'Arctique à Néo-Istanbul.
Récupération de personnel ou de matériel sensible en territoire hostile.
Parlementer avec les têtes des puissances du monde. La spécialité du capitaine du St Malo.
Défense des plateformes énergétiques, des stations agraires et des fermes aquacoles.
La Compagnie veut la paix et la stabilité. Mais elle veut aussi le contrôle total pour tout gérer. Au bout de cette logique : étouffer l'humanité dans un ordre froid, égalitaire mais triste. Tout le monde protégé, nourri, encadré. Personne ne souffre. Personne ne vit vraiment non plus. C'est contre cette dérive, autant que contre les pirates, que se joue Blue Empire.
« Il travaille pour la Compagnie, mais il n'est pas de la Compagnie. »